Coupe du Monde
Les jeunes Diables Rouges épuisés et des matchs de la Coupe du Monde regardés en cachette
Les enfants, épuisés par la chaleur, les examens de fin d’année et l’attrait des matchs en direct, peinent à garder les yeux ouverts devant les grilles de l’école. C’est ce qu’observe Lies Vandenberghe, chroniqueuse sportive pour VTM, le 26 juin 2026, alors que la Coupe du Monde entre dans sa deuxième semaine.
Leur fatigue ne vient pas seulement de la canicule ou de la fin de l’année scolaire, mais aussi du calendrier du tournoi. Un enfant de sept ou dix ans a bien du mal à trouver le sommeil quand Lamine Yamal ou Lionel Messi doivent encore entrer en jeu. Les parents voient les négociations du coucher se transformer en une course contre la montre pour ne pas rater le coup d’envoi suivant.
Quand les Diables Rouges jouent, une soirée normale devient un marchandage sans fin : boire un verre, faire une pause toilettes, ou retrouver un doudou égaré. Le lendemain matin, les petits s’endorment en classe, paupières lourdes, mais racontent avec enthousiasme une parade ou un penalty raté.
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Eden Hazard se souvient qu’à sept ans, lors de la Coupe du Monde 1998, il devait regarder la télévision en cachette. *« Souvent, on devait aller se coucher pendant la mi-temps ou parfois même plus tôt »*, confiait-il. *« J’essayais alors de regarder à travers le trou de la serrure. La porte s’ouvrait, et… paf ! En plein dans le nez. Pris sur le fait. »* À travers le monde, des garçons et des filles en pyjama préfèrent regarder une mi-temps de plus plutôt que de dormir, un comportement que les enseignants n’apprécient pas toujours avec autant d’indulgence. À la maison, les enfants posent des questions : *« Où se trouve l’Iran, au fait ? »* ou *« Pourquoi certains supporters se sentent mal accueillis en Amérique ? »*. D’autres s’interrogent sur le logo géant de McDonald’s à côté du terrain ou sur le soudain engouement pour l’Argentine. Le coup d’envoi des Diables Rouges, samedi à 17 heures, tombe pile avec l’horloge biologique de certains enfants… ou du moins avec la routine de Vandenberghe. Les parents peuvent maugréer contre un enfant matinal au pied du lit, mais c’est aussi ça, l’expérience de la Coupe du Monde.